Nous sommes partis à l'aventure par un beau matin d'août 2016 ... le 9 pour être plus précis.

Cette idée de voyage avait germé bien avant, à la suite de notre "anniversade" de 2012.

Finalement au lieu de suivre les chemins de Saint-Jacques, nous sommes partis

sur les traces de Vlad Tepes, Vlad l'empaleur autrement dit Dracula !

Nous sommes partis pour six jours de marche avec l'organisation "Europe active...".

Nous avons ajouté une journée au début et une à la fin pour ne pas être juste au niveau

des liaisons avion/train et aussi avoir le temps de visiter. 

 

                                 

Jour 1 : Visite de Bucarest

Nous arrivons à l'aéroport Otopeni de Bucarest vers 14h00 et de là, nous prenons le bus jusqu'à l'hôtel Capitol.

Première communication avec des Roumains pour acheter les billets et nous nous en sortons avec un peu d'anglais. 

Nous visitons les vieux quartiers de Bucaresti, de nombreux monastères et églises tous très décorés. Une petite pause bière en cours de route. Puis nous allons jusqu'au Palais du parlement (PALATUL PARLAMENTULUI) c'est l'ancien palais de Ceaucescu). Au retour, le soir, c'est un repas traditionnel dans un des nombreux restaurants de la vieille ville. Ambiance musicale tsigane.

Jour 2 : Départ de Bucarest, visite de Brasov, arrivée à Zanesti

Départ pour la gare du nord, nous faisons le trajet depuis l'hôtel Capitol à pied, histoire de nous mettre dans l'ambiance.

Traversée du superbe parc Cismigiu.

Dans le hall de la gare nous avons rendez-vous avec Raluca notre organisatrice qui nous remet les différents documents nécessaires à notre périple : carte annotée, book détaillé, billets de train et les fameux "vouchers".

Le train jusqu'à Brasov, nous prenons le premier taxi venu et nous nous faisons pigeonnés. Nous n'avions qu'à lire nos instructions ou le  guide du routard. 

Arrivée au  centre ville, c'est un centre médiéval marqué par l'influence saxonne. Nous visitons une magnifique place carrelée, l'église noire, la rue la plus étroite d'Europe (stada sforii) ... Nous déjeunons sur place dans une petite rue tranquille avant de continuer la visite. Nous montons pour nous retrouver sous les murailles et au dessus de la vieille ville.

En fin d'après midi, nous reprenons un taxi (au prix normal, affiché sur la porte) pour retourner à la gare et prendre le train pour Zănești. Premières vues sur les massifs qui nous attendent.

Nous arrivons à la pensiunea ,Garofita Pietrii Craiuli à Zănești et c'est le premier contact avec nos hôtes autour d'une "petite" gnôle... vă rog ! Nous faisons un petit tour en ville, le centre ville a été refait, il n'y a plus de fils électriques qui pendent. Enfin retour à la pensiunea.

Gare du Nord, un petit café avec Raluca.

Jour 3 : départ de Zănești pour la Pensionea Mosorel à Magura (Cabana)

Nous sortons du village en suivant la vallée qui monte doucement vers les cols.  Nous entrons dans le parc national de Piatra Craiului du nom du massif montagneux.

Montée en continu jusqu'aux alpages avec une partie plus raide dans les bois. 

Trempés de sueur, nous apprécions le café offert par trois jeunes israéliens qui campaient là.

Nous continuons jusqu'à la cabane de Curmatura (et petit crochet par le col plus haut) où nous déjeunons en compagnie d'autres touristes français et de nos amis que nous retrouvons là. (Gros toutou et intérieur style Alpes.)

Descente à travers bois et clairières, passage par l'arbre foudroyé (voir son histoire dans le thème OURS). Nous poursuivons  par les magnifiques et interminables gorges de Zănești.

Peu après la sortie des gorges, la pluie commence, nous traversons une petite rivière et commençons une montée abrupte ...

L'orage nous surprend presque à la sortie de la forêt, nous attendons la fin de l'orage sous les arbres, cela semble préférable à traverser les près sous les éclairs. Le chemin se transforme en rivière. Arrivée vers les premières maisons, pas de panneau indicateur, une seule maison en hauteur comme sur notre plan. Nous entrons dans la cour et nous ouvrons la porte :  nos valises nous attendent dans le hall ! C'est bien la pensiunea Mosorel.

Nous sommes content de trouver une pensiunea avec tout le confort plutôt qu'une cabane de berger comme nous le pensions au départ ...

 

 

Jour 4 : Tentative pour aller à Bran.

Après l'orage de la veille, il y a beaucoup de brouillard dans les vallées et sur les sommets. Ce n'est pas un temps à laisser un chiot dehors... Nous attendons 10h00 pour partir bien équipés et nous décidons de faire le point dans une petite cabane se trouvant sur notre parcours avant de monter tout en haut pour suivre la ligne de crête jusqu'à Bran. 

Là nous savons qu'une descente très raide nous attend.

Nous traversons le village avec sa petite église, les moutons, les maisons décorées.

La pluie nous trouve en pleine côte dans un petit chemin tracé par les vaches à flan de montagne, c'est très glissant.

La visibilité est réduite, nous déjeunons dans la petite cabane et nous décidons de faire demi tour.

Pour aider à la descente qui s'annonce difficile, Alain nous taille des bâtons dans le seul matériau à disposition, un magnifique massif d'aubépines, aïe !!!  Le chemin est vraiment dangereux, finalement après être tombés tous les deux sur notre postérieur entre les rochers, nous coupons à travers pré, c'est beaucoup moins glissant.

Nous devions aller jusqu'à Bran où se trouve le château de Dracula et revenir à la pensiunea Mosorel en taxi. Nous annulons donc le taxi et restons à la pensiunea le reste de la journée.

Nous sommes un peu déçus mais la sécurité avant tout.

Il ne fait pas chaud à 1300m, heureusement qu'il y a des couettes n'est-ce pas Yann !!!

 

 

Le buffet du matin :

- café, pseudo thé, lait chaud ou froid,

- tomates, concombres, pastèque,

- charcuterie, (saucissons, salami, bacon, ...)

- omelette chaude,

- différents fromages de brebis,

- confitures de fruits rouges et autres,

- pain de mie

 

Pour le repas de midi, nous remplissons une boîte avec ce que nous prenons sur le buffet.

Jour 5 : de la Pensionea Mosorel à la pensionea Garofita Pietrii Craiului à Ciocanu

Nos semelles lavées ont séché pendant la nuit, il est temps de préparer sacs et valises.

Nous montons doucement, en dessous de nous dans la pente, des villages. Les maisons sont parsemées et il y a de nombreuses croix et églises.

Beaucoup plus haut dans une clairière nous croisons un troupeau de cochons et quelques ânes.

Nous traversons des bois où une tempête (celle de 1999 ?) a cassé pas mal d'arbres.

Dans une autre clairière au milieu de nulle part nous trouvons une bergerie habitée, la cheminée fume et nous croisons trois personnes de trois générations qui tronçonnent du bois mort.

Plus loin, nous déjeunons à l'abri d'une cabane, Yann profite du point de vue sur des rochers au dessus .

Nous descendons par un chemin très pentu sur une cabane(en fait une sorte d'auberge) où nous pouvons déguster une bière bien méritée et sécher nos vêtement trempés de sueur. En face il y a une "maison" de chasse et des peaux d'ours étalées sur les murs.

Après une pause d'une heure environ, nous repartons par une pente qualifiée de très abrupte dans notre guide. Nous confirmons, elle est très abrupte, même limite très très abrupte sur les premiers mètres.

Enfin, nous remontons jusqu'à un col puis descendons sur le village de Ciocianu où nous finissons par trouver la pensiunea Garofita Pietrii Craiului aidés par un gamin du coin.

 

Jour 6 : De Cojeanu à Mociu de Sul

Le beau temps s'est installé. Nous partons tranquillement par les chemins. Trop tranquillement sans doute car nous manquons une indication de notre guide et ratons une bifurcation. Heureusement très rapidement nous nous en rendons compte et retrouvons le bon chemin. 

Nous passons par une prairie avec des chardons de couleurs inattendues : roses, bleus clairs. J'espère que les quelques fleurs prélevées péniblement donneront des graines viables...

Nous avions une station de ski fond en ligne de mire (dixit Yann) depuis déjà longtemps. Et c'est vrai nous y arrivons vers l'heure du déjeuner mais nous poursuivons un peu pour trouver une combe isolée. Elle est seulement occupée par quelques vaches, un beau lézard et un cheval beaucoup plus haut. Alain se taille un solide bâton de marche dans un morceau de sapin. Ce qui ne l'empêche pas plus loin de faire copain copain avec un magnifique St Bernard et sa propriétaire.

Nous redescendons en direction du village de Mociu de Sus  par une vallée puis en suivant une ligne de crête.

Changement de style, au lieu des maisons éparpillées comme rencontrées précédemment, là les maisons sont posées le long de la vallée. Ou plutôt le long de trois vallées qui se rejoignent. Le village s'étale sur des kilomètres.

Il y a de nombreuses pensuineas, Yann nous conduit tout droit (et après un bon km) sur la bonne, cette fois-ci le nom est  indiqué à l'entrée.

Le soir nous visitons le village, c'est à dire que nous suivons une des vallées. Les maisons de tailles imposantes sont entourées d'un grand terrain. Il y a de nombreux jeux en bois pour les enfants (des cabanes, des balançoires, une roue creuse, ...), des barbecues avec tables abritées.

Nous découvrons une traban abandonnée, notre première chèvre, un traîneau transformé en table, des ruches, une Gogoserie et ses produits faits maison, un cheval en guise de tondeuse...

 

 

La gogoserie mais qu'est-ce que c'est donc ?

Eh bien, c'est un petit magasin où l'on peut acheter des beignets avec des confitures de fruits rouges, miam, ou bien des beignets au fromage très appréciés.

C'est toute la famille qui travaille aux heures de pointe. Nous avons discuté un petit moment avec le propriétaire et dégusté un beignet sucré juste avant la fermeture tard le soir.

 

Jour 7 : Marche de Mociu de sus à Simon (Bran).

Changement de massif montagneux, nous passons du côté du massif de Bucegi.

Nous quittons la pensiunea et sortons du village, ce qui nous prend bien 4km en remontant la vallée ! pour arriver

à l'entrée du parc national de Bucegi.

Nous montons tranquillement, sachant qu'une montée abrupte nous attend, nous devons grimper à 1700m en partant de 1000m environ !

Eh oui, la montée à travers bois est rude. Nous finissons par déboucher dans une "clairière", nous dirions un alpage. Et là c'est encore plus raide, il y a quelques dahus autour de nous mais nous n'avons pas la force de siffler.

Nous "stemons" jusqu'à un petit chemin beaucoup, beaucoup plus haut.

La vue est magnifique et le sentier sympathique, nous sommes contents d'avoir réussi sans trop de difficultés si ce n'est une bonne transpirée.

Nous déjeunons abrité par une bergerie.

Et c'est la longue descente par la ligne de crête. Petite pause en cours de route. Nous sommes sous le signe de l'ours, voir l'ombre des nuages sur les bois. 

Nous arrivons au village avec une heure d'avance, nous devons attendre le carrosse qui doit nous emmener à notre nouvelle pensiunea. Nous pensions boire une p'tite ciuc mais le village s'étend interminablement et pas de "café" en vue.

Alain se trempe les pieds dans la rivière pendant que Yann se fait un copain (Ouaf !).

Un papy vient discuter avec nous puis il repart faire sa sieste tout en surveillant sa vache à moins que cela ne soit le contraire.

Le carrosse arrive, c'est la traversée triomphale du village sur au moins 4 km. Et le soir nous avons droit à un petit verre d'alcool en guise d'apéritif. Nous mangeons la traditionnelle soupe avec toujours autant d'appétit.

Comme il n'y a rien de spécial à voir dans ce village, c'est soirée mots fléchés ! et gros dodo car nous avons encore une belle randonnée de prévue le lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

La pensiunea "Daniella" est composée de deux maisons proches reliées par le toit, ce qui donne ce magnifique hall.

 

Jour 8 : Montée à 1700m d'altitude et retour sur Bran

Bis repetita, nous allons sortir du village (une voiture nous ramène à notre point d'arrivée de la veille), entrer dans le parc national puis nous allons monter tranquillement, avoir une pente raide et  redescendre très doucement.

Mais attention cette fois-ci une petite variante : l'orage de fin de marche.

En cours de route nous trouvons un monument funéraire israélien, un hélicoptère qui faisait des manoeuvres avec l'armée roumaine s'est écrasé là, nous posons une petite pierre sur le monument.

Nous avons juste le temps de finir la descente quand l'orage commence. Nous avons de la chance, car nos chemins se seraient transformés en torrents. Nous voyons l'eau progresser sur la grande piste que nous avons rejoint.

Après une heure d'attente sous la pluie, nous décidons de changer d'abri, il y a des arbres moins hauts juste en face. Mais la pluie se calme et nous pouvons repartir. La rivière est bien gonflée. Nous reprenons la piste jusqu'à Porta de Bran.

Nous mettons beaucoup plus longtemps que prévu pour rejoindre la pensiunea qui est vraiment à l'autre bout du village, au fond de la vallée.

Nous y sommes accueillis par un "thé" et une grande tasse d'alcool chaud. La seconde tasse,  le soir sera sera "fatale" à Alain ... Nous demandons à notre hôte s'il est possible de se rendre à Bran à pied.

Nous pensions être à 2km du château de Bran mais en fait nous n'en sommes qu'à 500m !!!

Surprise ! Après n'avoir vu personne ou presque de la journée nous tombons dans la cohue : des centaines de personnes, des bus, des taxis autour du château de Dracula.

Il y a vraiment trop de monde pour visiter le château qui est une résidence d'été de la reine Anna. Le musée qui renferme les meubles d'époque est fermé alors, nous faisons les magasins de souvenirs puis nous passons un moment à la terrasse d'un café. La société de consommation à ses bons côtés... No rog ! 

 

Jour 9 : Retour sur Bucarest, visite dans l'après-midi

Le retour sur Bucarest est difficile pour Alain qui n'a pas digéré l'alcool chaud à moins que ce ne soit l'eau bue à la fontaine de Brasov au début du voyage ...  Taxi jusqu'à Brasov puis train pour Bucarest.

Nous n'avons jamais trouvé le wagon no 22 mais nous avons bien ri. 

Une fois arrivés à l'hôtel nous posons notre barda pour prendre le métro.

Nous voulons visiter un musée mais il est fermé. Alors nous poursuivons à pied pour voir le village des maisons roumaines. Elles ont été démontées dans toutes les régions et remontées dans un immense parc.

C'est l'effort de trop pour Alain qui finit l'après-midi à l'hôtel pour se reposer pendant que Yann se promène à Bucarest.

Le soir après s'être difficilement retrouvés, pourtant Yann a fait des efforts pour être bien visible ... nous faisons ensemble le tour de la ville dans un bus à impérial. 

Nous passons près d'un palais où les habitants de Bucarest ont déposé des fleurs en hommage à la reine Anna dont le corps vient d'être rapatrié en Roumanie. 

 

 

 

Jour 10  : Achats de souvenirs à Bucarest puis retour en avion

C'est le jour du retour, nous avons sans doute moins envie de prendre des photos ...

Nous allons faire quelques achats dans les boutiques de souvenirs pas loin de l'hôtel Capitol.

Dans les rues, il y a de magnifiques plaques d'égout...

Nous changeons nos lei en euros, devant nous une personne change une énorme quantité de billets de 10, 20 lei. On trouve des "petits bureaux" de change un peu partout en ville et les taux sont bien plus intéressants qu'à l'aéroport.

Nous revenons à l'hôtel pour prendre un taxi. En quelques minutes, le taxi sélectionné est là !

Direction l'aéroport. Vol jusqu'à Dusseldorf (petite pause bière mais pas au prix habituel)  puis liaison pour Lyon en law cost. Le stewart nous le fait bien sentir, de plus nous sommes au niveau de l'aile, pas de hublot. Morose le personnel de Germanings... 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et une fois de retour en France  ...

Yann a déniché des bières roumaines !

Alain et Yann 

Remerciements :

Merci à tous les amis et parents qui ont participé ou nous ont aidés.

Merci à "Roumanie active", pour la qualité de ses services .

Merci à Raluca pour le petit café à la Gare du Nord et tout le travail effectué.

Merci à JP et V. pour nous avoir amenés et récupérés à l'aéroport.

Adresse de  "Roumanie active"    romania@europe-active.com